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04/02/2007

Prologue - Texte galicien

PROLOGUE

 Porque trobar
 

Este é o prologo das cantigas de Santa Maria,
ementando as cousas que á mester eno trobar

Porque trobar é cousa en que jaz
entendimento, poren queno faz
á-o d'aver e de razon assaz,
per que entenda e sábia dizer
o que entend' e de dizer lle praz,
ca ben trobar assi s'á de ffazer.
 
E macar eu estas duas non ey
com' eu querria, pero provarei
a mostrar ende un pouco que sei,
confiand' en Deus, ond' o saber ven;
ca per ele tenno que poderei
mostrar do que quero alga ren.
 
E o que quero é dizer loor
da Virgen, Madre de Nostro Sennor,
Santa Maria, que ést' a mellor
cousa que el fez; e por aquest' eu
quero seer oy mais seu trobador,
e rogo-lle que me queira por seu
 
Trobador e que queira meu trobar
reçeber, ca per el quer' eu mostrar
dos miragres que ela fez; e ar
querrei-me leixar de trobar des i
por outra dona, e cuid' a cobrar
per esta quant' enas outras perdi.
 
 
Ca o amor desta Sen[n]or é tal,
que queno á sempre per i mais val;
e poi-lo gaannad' á, non lle fal,
senon se é per sa grand' ocajon,
querendo leixar ben e fazer mal,
ca per esto o perd' e per al non.
 
Poren dela non me quer' eu partir,
ca sei de pran que, se a ben servir,
que non poderei en seu ben falir
de o aver, ca nunca y faliu
quen llo soube con merçee pedir,
ca tal rogo sempr' ela ben oyu.
 
Onde lle rogo, se ela quiser,
que lle praza do que dela disser
en meus cantares e, se ll'aprouguer,
que me dé gualardon com' ela dá
aos que ama; e queno souber,
por ela mais de grado trobará.

 

Source :


http://brassy.club.fr/PartMed/Cantigas/

Prologue : Texte français

Ceci est

le prologue des

Cantigas de Santa Maria.

il parle de choses convenables

pour composer des vers.

1

Parce que composer vers est chose

où il faut de l'’entendement, Soit parce que celui

qui les fait doit en avoir et de raison assez

parce qu’il comprend et sait dire ce qu’il comprend,

et à le dire il trouve du plaisir,

parce que bien composer des vers ainsi doit se faire.

2

Moi-même je ne possède pas ces deux choses

comme il conviendrait

mais je voudrais tenter cependant

de montrer un peu ce que je sais,

confiant en Dieu, la source de tout savoir ;

car par sa force je crois pouvoir exprimer

ce que je veux dire.

3

Et ce que je veux dire, ce sont des louanges

à la Vierge, mère de notre Seigneur,

Sainte Marie, créature la plus merveilleuse

jamais créée : c’est pourquoi je veux être

aujourd’hui son Troubadour,

et la prie qu’elle m’accepte comme son

4

Troubadour et qu’elle reçoive avec bienveillance

mes louanges ; où je veux parler des miracles

qu’elle accomplit ;

aussi je ne veux plus vénérer maintenant d’autres femmes,

et elle me comblera de ce que j’ai perdu par les autres.

5

Car l’amour pour cette souveraine valorise celui qui l’aime,

Une fois gagné son amour, il ne faut plus la quitter,

soit, que quelqu’un, par tentation, se détourne du bien

pour faire le mal. Car par là il perd l’amour,

pas autrement.

6

C’est elle que je ne veux plus quitter

Car je sais avec sûreté que sa bonté ne m’abandonnera

Jamais, si je la sers comme il faut.

Car elle n’a jamais abandonné celui qui sut l’implorer ;

de telles prières elle entendait toujours.

7

Ici donc d’accueillir avec bienveillance

mes chants à sa louange, et de me récompenser

s’il lui plait, comme elle récompense chacun qui l’aime.

Celui qui en est convaincu, aimerait encore la chanter

davantage.