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20/02/2007

Alfonso X. el Sabio (1221-1284)

Alfonso X. el Sabio 1221-1284

 

 

 

Alfonso X. 1221-1284. Fils aîné du roi Fernando ( le saint ) et de Béatrice de Souabe, le roi Alfonso hérite de son père les vertus de prudence et un grand mysticisme, tandis que sa mère lui transmet la passion des Hohenstauffen pour les travaux intellectuels.


Personnage légendaire, parfois controversé, sa riche personnalité aux multiples facettes lui a valu quelques critiques et incompréhensions. En tant que roi, il dut faire face à de nombreuses luttes et intrigues au sein des différents royaumes qui constituaient alors la péninsule ibérique. En outre, il avait à poursuivre la guerre de reconquête contre l'occupant arabe, s'illustrant notamment lors de la prise de Murcie, Niebla, Cadix.


Pressenti pour devenir empereur du Saint Empire Germanique, il renonça finalement à ce projet. Plusieurs évènements assombrirent son règne: mort de son fils aîné, trahison d'un autre fils qui pactisa avec l'ennemi. Il est vrai que les alliances entre royaumes se faisaient ou se défaisaient sans toujours être en rapport avec les religions des princes concernés.
Alfonso X entreprit de nombreux travaux scientifiques et artistiques dans des domaines trés divers: juridique, historique, sciences naturelles, astronomie. Sa passion pour cette dernière lui a valu ces boutades: " ainsi, l'on a dit qu'à force de regarder le ciel, sa couronne lui tomba de la tête ", ou " qu'à tant contempler les étoiles, ce ne fut plus lui qui gouverna, mais elles ".


Les principaux travaux du roi Alfonso comprennent: Une histoire universelle, des écrits sur les lois juridiques, des livres d'astronomie, renfermant les "tables alfonsines", un livre sur les jeux, un "lapidaire", décrivant les propriétés des différentes pierres, un recueil de chansons satiriques, et enfin, l'oeuvre monumentale des "Cantigas de Santa Maria".


Pour leur élaboration, Alfonso X avait rassemblé une importante équipe de savants, poètes,musiciens, scribes et enlumineurs. Le roi coordonnait l'ensemble tout en y participant activement. La cour de Castille permettait en outre de grandes possibilités d'interprètation des cantigas: en effet, un document daté de 1293, donc peu de temps après la mort du roi Alfonso, recense 26 artistes salariés, chrétiens, arabes et juifs confondus, dont des danseuses.Par ailleurs, plusieurs troubadours ont séjourné à la cour du roi et ont sans doute apporté leur concours à la vaste entreprise.


A propos des conditions d'élaboration des cantigas de Santa Maria, le musicologue José Filguera Valverde évoque ainsi l'ambiance probable de l'entreprise: "On peut parler ici d'un étonnant pluralisme idiomatique, culturel, religieux, rassemblé dans un esprit d'oecuménisme et d'universalité assez exceptionnel". Un autre musicologue espagnol, H.Anglès, parle des influences probables de différentes origines: Hispaniques anciennes, arabes, hébraïques, celtiques,...


A la fin de ce travail considérable, dans la dernière cantiga, le roi conclue ainsi sa démarche:
" Je finis d'assembler ces chants qui racontent,Vierge, tes miracles. Je te demande de prier pour moi ton fils, Dieu, qu'il me pardonne les péchés que j'ai commis et qui sont nombreux..."

 

 

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